Biographie de Jean-Pierre Andrevon
Jean-Pierre Andrevon est né à Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère le 19 septembre 1937. Il n’a jamais connu son père. Il passe son enfance à la campagne, marqué par la guerre. En effet, ses parents avaient quitté Grenoble pour échapper à l’occupation allemande et la villa qu’ils choisirent à la campagne se révéla être le quartier général d’un groupe de résistants. A la Libération, sa famille retourne à Grenoble. Sa mère se ramarie alors qu’il a onze ans et il vivra désormais avec sa grand-mère. Il effectue des études secondaires médiocres au lycée Champollion à Grenoble, puis est employé aux Ponts et Chaussés de 16 à 20 ans, par nécessité pécuniaire sur l’incitation de son oncle, alors qu’il aurait bien voulu continuer ses études. C’est une période de latence, où Andrevon fait ses premières armes : quelques nouvelles de science-fiction inspirées par ses premières lectures dont La guerre des mondes de Wells. Ayant put mettre de côté, il entre aux Arts Décoratifs de Grenoble en 1957, où il devient particulièrement actif dans le syndicat étudiant UNEF, et décroche un Certificat d’Aptitude à l’Enseignement ( CAFAS ). Il enseigne un an le dessin au lycée Champollion, puis c’est le service militaire en Algérie, jusqu’en 1963. De retour au pays, il enseigne à nouveau jusqu’en 1969, date à laquelle une ''compression des postes artistiques'' l’oblige à devenir écrivain à temps plein. Depuis la sortie des Arts Décos, et parallélement à l’enseignement, Andrevon a poursuivi et développé de nombreuses activités : journaliste ( vite spécialisée dans la critique cinématographique) dans une quotidien régional ; peinture ; auteur-compositeur-interprète ( finaliste en 1968 de la Fine Fleur de la chanson) ; cinéaste, avec la réalisation de deux courts-métrages, en 1971 et 1977. Mais c’est naturellement l’écriture qui mobilise l’essentiel de ses efforts créatifs. Après des parutions dans divers fanzines, sa première nouvelle professionnelle est publiée dans le magazine Fiction en mai 1968. Le premier roman, .Les hommes-machines contre Gandahar, chez Denoël, suit en 1969. Son activité dans la presse se poursuit et culmine dans les années 70 : articles et dessins dans Charlie Hebdo, Charlie Mensuel, Combat Non-Violent, critiques dans des revues b-d (Circus, A Suivre), ou de cinéma, comme L’Ecran Fantastique, une collaboration qui se poursuit aujourd’hui encore. Surtout, Andrevon participe depuis son premier numéro (en 1971) à la rédaction de La Gueule Ouverte, première revue française consacrée à l’écologie militante. Et, naturellement, il est toujours présent dans Fiction, jusqu’à la mort de la revue en 1989. En 1982, il reçoit le Prix de la science-fiction pour la jeunesse, avec La fée et le géomètre. En 1983, un Livre d’Or réunissant ses meilleurs textes et réalisé par Patrice Duvic, est publié chez Presses Pocket. En 1988, soit près de vingt ans plus tard, Les hommes-machines contre Gandahar est adapté à l’écran, sous la forme d’un dessin animé de long métrage, réalisé par René Laloux sur des dessins de Caza. Dés lors, Andrevon publie chaque année trois ou quatre ouvrages en moyenne ( romans, recueils de nouvelles, travaux en commun), au départ essentiellement chez Denoël et au Fleuve Noir ( où il a débuté en signant d’un pseudonyme : Alphonse Brutsche), puis chez de trés nombreux autres éditeurs : J’ai Lu, Livre de Poche, Flammarion, Magnard, Nathan, Canaille, Baleine, etc. Il faut dire que l’auteur a élargi sa production, passant de la s-f au fantastique, à l’horreur, au livre pour la jeunesse, au policier... Dans la deuxième moitié des années 80, il participe à la création de deux collections de science-fiction, comme co-directeur à La Découverte, comme lecteur et illustrateur aux éditions de l’Aurore. Entre 1983 et 1989, Andrevon participe à la direction et aux activités du Centre de Création Littéraire de Grenoble, maison d’édition associative, où il publie nouvelles, poèmes, posters, cartes postales. Cette période marque son retour à la peinture, abandonnée depuis 1975. Deux prestations picturales : la réalisation d’une peinture murale, ''Le mur des galaxies'', à la Maison d’Ailleurs, musée international de la science-fiction, à Yverdon en Suisse, en 1990, et une exposition personnelle à la mairie de Grenoble en 1993. En 1990, il reçoit le Grand Prix de la Science-fiction française en 1990 pour Sukran). Plusieurs travaux graphiques ( Attention Science-Fiction ou Les Chats) sont publiés à partir de 1990 par une jeune éditeur de Perpignan avec lequel l’auteur se lie : ...car rien n’a d’importance, devenu depuis H&O éditions, qui publié également son traité La nécessité écologique, réédité en 1994 avec le concours du Ministère de l’Environnement. En 1994, son roman Le travail du furet (Livre de Poche) est adapté à la télévision, où il est programmé en janvier 1994, puis pendant l’été 1996. Andrevon écrit ses souvenirs de jeunesse sous le titre de Je me souviens de Grenoble, en 1993 ( ed. de Belledonne ). En 1997, son premier roman, Gandahar, est réédité, en même temps que paraît sa suite, écrite 28 ans après : Gandahar et l’oiseau- monde. Ce qui pousse l’auteur à écrire deux autres Gandahar, en octobre 1999. Un mois plus tôt son premier roman réaliste, Gueule-de-Rat, est publié à la Table Ronde. En outre, le cinéma s’intéresse à nouveau à lui, pour un autre film d’animation de long-métrage, cette fois d’après La fée et le géomètre, ainsi que pour une version cinéma de Le travail du furet. Cette biographie de Jean-Pierre Andrevon vous a été présentée par mes-biographies.com Tous droits réservés - Nous contacter, poser une question, écrivez nous sur contact@mes-biographies.com |